Garde

La garde physique et mentale

Les gardes physique et mentale sont notre protection contre les attaques de l’adversaire.

Photo: Jennifer Guillette

 

La garde physique

Il est standard de voir une garde physique avec la main avant à la hauteur du visage et l’autre protégeant le torse. Il est important d’avoir les coudes collés au corps pour fermer la garde et limiter les ouvertures.

 

Il ne faut pas que les bras soient trop éloignés du corps, ce qui crée des ouvertures au niveau des flancs. Si la garde est trop rapprochée, les ouvertures seront présentes au niveau du visage. La garde optimale est en position moyenne.

Si le bras avant de la garde est trop tendu, il est difficile de l’utiliser avec rapidité pour effectuer une technique, puisqu’il faut le replier avant de pouvoir l’étendre à nouveau. Cela entraîne une perte de temps.

Pour minimiser les ouvertures, il faut que l’angle du corps soit à 45 degrés. On ne doit pas être complètement de face, offrant une plus grande surface de cibles à l’adversaire et la position complètement de côté est moins stable.

À partir de la garde de base, avec des mouvements minimaux, on doit pouvoir protéger toutes les zones du corps. Le point clé est l’économie de mouvement.

 

Garde de base

 

 

Garde trop rapprochée

 

 

 

 

Garde optimale

 

 

 

 

Garde trop allongée

 

 

 

Il faut garder en tête que la garde peut changer en fonction de notre stratégie de combat et en fonction de notre connaissance de l’adversaire. On peut allonger la garde pour distraire l’adversaire ou la raccourcir pour l’inciter à nous attaquer.

Pour que la garde soit efficace, il faut qu’elle soit dynamique. Les bras ne doivent pas être inertes, mais très réactifs. Ils doivent être comme des radars, ou des « tentacules hypersensibles » qui réagissent promptement au danger. Quand un bras bouge dans une direction et découvre une cible, l’autre bras doit automatiquement prendre la relève.

 

Photo: Gracieuseté de M. Dick Grant, Maude L’Écuyer-Lafleur

 

Pour maintenir une protection optimale durant les blocages, les bras ne doivent pas sortir de l’axe central. Après toute technique, la garde doit revenir dans sa position de base le plus rapidement possible. De plus, pendant l’exécution de nos techniques, il faut tenter de fermer les ouvertures.

 

La garde mentale

La garde mentale est beaucoup plus importante que la garde physique. Un athlète d’expérience peut ne pas avoir de garde physique, mais être bien protégé par sa garde mentale, qui est solide et à toute épreuve.

 

Photo: Gracieuseté de M. Dick Grant, Douglas Brose

 

Un athlète peut même vouloir baisser sa garde physique, pour faire croire à son adversaire qu’il est vulnérable et profiter de sa non-méfiance (cf. stratégies de combat).

Très souvent, la garde physique du débutant reflète sa garde mentale. Quand il est moins concentré, ses bras s’abaissent, le rendant très vulnérable. Un débutant devrait travailler à maintenir sa garde physique en place en tout temps. Le maintien de la garde physique demande un certain travail musculaire spécifique.

 

Avec la progression du combattant, la garde va se personnaliser et elle sera appuyée par un mental plus fort. La garde deviendra beaucoup plus flexible et variable en fonction des situations de combat.

 

Les ouvertures dans la garde physique

Il y a différents types d’ouverture dans la garde physique. 

Ouverture primaire: L’ouverture primaire est celle que l’on retrouve dans la garde de base statique. Toute garde comporte des ouvertures primaires parce qu’on ne peut pas protéger notre corps en entier sans bouger nos bras. Il faut tenter de diminuer les ouvertures primaires en prenant une garde optimale tel que démontré ci-haut.

Ouverture secondaire: cette ouverture est occasionnée par le mouvement des bras lors d’un blocage, d’une attaque ou d’un déplacement. Ces ouvertures sont inévitables. Il faut en prendre conscience et tenter de les minimiser en taille et en durée. Par exemple, après un blocage ou une attaque, il faut ramener le plus rapidement possible les mains dans la garde de base. Dans le même ordre d’idée, durant l’attaque, il faut donner aux mains une trajectoire qui ferme les angles et diminue les ouvertures sur le corps.

Ouverture provoquée: provoquer une ouverture sur l’adversaire est un travail actif nécessitant une analyse de la réaction de celui-ci. Ce travail va se faire principalement par les feintes.

Ouverture volontaire: Une ouverture volontaire dans la garde est celle qui est un piège pour l’adversaire.

 

 

 

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